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Douglas et changement climatique en Bourgogne

Le projet « CHANGEMENT CLIMATIQUE, QUEL AVENIR POUR LE DOUGLAS EN BOURGOGNE ? » (2020-2022) est financé par le FEADER dans le cadre du Partenariat Européen pour l’Innovation. Il a pour objectif le développement des connaissances sur la sylviculture du Douglas en réponse aux enjeux de la filière en Bourgogne-Franche-Comté. C'est un projet collaboratif entre le CRPF, l’INRAE, l’IDF, l’AFI et la société forestière de la Caisse des dépôts et consignations.

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Dépérissements dans une futaie adulte de douglas en Saône-et-Loire


Le Douglas est une essence importante dans l’économie de la filière forêt-bois de la région (7% de la surface boisée – 36% du volume récolté en bois d’œuvre résineux).
Cette essence très appréciée des sylviculteurs devient l’une des premières essences de reboisement en région Bourgogne-Franche-Comté.
Les canicules de 2003 et 2005 et les pics de chaleur de ces années combinées à un déficit hydrique ont provoqué des dépérissements de douglasaies.
Les sylviculteurs de douglas regroupés dans le CETEF douglas se posent de nombreuses questions sur l’avenir de cette essence :

  • Sur quelles stations continuer à produire du douglas ?
  • Quelles sylvicultures mener pour produire des bois de qualité tout en ayant des peuplements résilients ?
  • Comment intégrer les évolutions climatiques dans le renouvellement des peuplements existants ?

Objectif du projet

  • Donner aux sylviculteurs les moyens d’évaluer les risques encourus par leurs peuplements dans la perspective du changement climatique et par les pratiques sylvicoles,

  • Evaluer l’effet de la fertilité des sols et de la sylviculture sur la  capacité du douglas à faire face au changement climatique,

  • Tester et développer des sylvicultures alternatives et résilientes tant en plantation qu’en peuplement mélangé,

  • Procurer des outils techniques et économiques  pouvant aider les gestionnaires dans leurs choix sylvicoles.


Plan d'action

  • Une première tâche consistera à rassembler un vaste réseau régional de placettes d’essais et de références de douglas et le compléter en particulier en installant de nouveaux tests de provenances. Ce réseau servira de socle pour un certain nombre d’études scientifiques et de tests.

  • Une deuxième tâche sera consacrée à l’analyse des risques qui pèsent sur les peuplements de douglas : sa vulnérabilité au changement climatique, en intégrant l’aspect fertilité minérale des sols, qui représente au même titre que le climat un pilier majeur de la production durable du douglas.

  • Une troisième tâche s’intéressera au renouvellement des peuplements en constituant à partir de peuplements existants une base de données sur les peuplements réguliers, irréguliers ou mélangés.

    On initiera la mise en place d’un réseau d’essais comparant la régénération naturelle, la plantation de douglas pure, la plantation mélangée, qui complétera les essais de provenances et testera des essences de remplacement potentielles.


Résultats attendus

A court terme :
  • Donner des outils aux propriétaires et gestionnaires pour évaluer le niveau de vulnérabilité du peuplement face au changement climatique,

  • Mettre en évidence des sylvicultures  plus résilientes et les vulgariser,

  • Former les propriétaires et gestionnaires.

A moyen terme :
  • Poursuivre la recherche initiée sur les sylvicultures « résilientes »

  • Poursuivre les expérimentations sur les techniques de renouvellement des peuplements,

  • Donner aux propriétaires des pistes pour renouveler les peuplements inadaptés.


A long terme :
  • Conforter la filière douglas en Bourgogne (deux scieries importantes, de nombreuses petites scieries, des emplois en gestion, exploitation…) et la développer en contournant les incertitudes des évolutions climatiques.

  • Disposer d’un réseau régional de références et d’essais pour analyser sur le long terme, le comportement du douglas  face au changement climatique et aux sylvicultures menées permettant d’adapter au fil du temps  les techniques de gestion de cette essence.


Les partenaires du projet

Financé par le Partenariat Européen d’Innovation (FEADER), ce projet implique plusieurs partenaires :