Réflexion sur la sylviculture du douglas

Le 29/01/2019

Le 15 janvier, à l’initiative de Sylvain Mathieu, vice-président de la Région, et en présence de plusieurs représentants de la DRAAF, dont Vincent Favrichon, son directeur, une journée de réflexion sur le thème de la sylviculture du douglas s’est déroulée à Saint-Brisson (Nièvre). Une trentaine de représentants de la filière étaient présents (propriétaires privés et publics, experts, coopératives, ONF, CRPF.

La matinée était consacrée à des exposés en salle :

Emmanuel Defays, directeur général de l’Office du bois Wallon, a argumenté en faveur de la production de produits à haute valeur ajoutée, qui implique d’avoir des accroissements de l’ordre de 4 mm, une forte proportion de duramen (bois de cœur) et peu de bois juvénile. Tout ceci milite pour récolter les douglas vers 60 cm de diamètre.
Rogier Leyssen, de l’ONF, a présenté les aspects sylvicoles et économiques des sylvicultures du douglas en cycles longs. Les simulations financières montrent que le cycle long réduit les revenus immédiats mais augmente le bénéfice moyen annuel (pour une même sylviculture,  le revenu net financier est 3 fois plus important à 80 ans qu’à 40 ans). Selon les itinéraires, les taux de rentabilité s’avèrent au final très proches.
Bruno Borde, du CRPF Bourgogne-Franche-Comté, a proposé diverses orientations sylvicoles applicables à une futaie de douglas de 40 à 50 ans : récolte et reboisement, renouvellement naturel, allongement de la production, irrégulier ou jardiné. Chaque orientation possède des avantages et inconvénients et aboutit à la production de bois ayant un marché spécifique (charpente pour les bois de 40 à 50 ans, usages de plus en plus nobles au fur et à mesure de leur croissance).

L’après-midi, des visites de peuplements ont illustré les exposés.